Il y a un grand nombre de faits convergeant qui permet de penser que notre arrière arrière grand mère Jeanne Dessorbes était la fille naturelle de l'Amiral de Jean Baptiste Raymond de Verninac St Maur (1794-1873). Celui-ci était le fils de François de Verninac, Président de la ville et du canton de Souillac, neveu de Raymond de Verninac, nommé par le Roi Louis XVI ambassadeur en Suède, à Constantinople et en Suisse, ami correspondant de Beaumarchais (1753-1839) et neveu de Charles Delacroix, officier des Chasseur à Cheval de la garde impériale et d'Eugène Delacroix, peintre.
Quels sont les faits:
1- Jeanne Dessorbes était la fille de Catherine Dessorbes et de père inconnu. Elle serait née à Gourdon le 15 Avril 1822. Elle n'a pas eu d'acte de naissance (ou cet acte n'a pas pu être retrouvé lors de son mariage en Janvier 1854). En effet, le 4 décembre 1853, un peu plus d'un mois avant son mariage, un acte de notoriété a été passé devant le juge de paix du canton de Gourdon. Sa mère Catherine Dessorbes était alors présente avec 7 témoins qui ont attesté que Jeanne Dessorbes était née le 15 Avril 1822. Où a-t-elle été baptisée sans acte de naissance???
2 - L'amiral Jean Baptiste Raymond de Verninac était lieutenant de vaisseau et pris part à l'expédition d'Alger en 1830. L'année de la naissance de Jeanne Dessorbes, il avait 28 ans . Son père disgracié par Napoléon est mort cette année là (1822). Aucun argument en faveur de l'absence de l'amiral de Verninac dans la region de Souillac/Gourdon en 1821 n' a été trouvé. Il a sa rue à Souillac
3 - Dans la chambre de mes grands parents à Souillac, en face leur lit, il y avait 2 photos (daguerrotypes). L'une représentait Jeanne Dessorbes, l'autre Mme de Verninac et son fils. En 1840 l'Amiral de Verninac épousa Anne-Julie Asselineau (ou Andineau) à Souillac - ils eurent deux enfant: une fille Marie (1839) et un fils Raymond (1844 - 1888) qui n'a pas eu de descendance. Jeanne Dessorbes était servante (probablement chez les de Verninac). A l'époque où la photographie était très cher, il est invraissamblable de représenter avec la même importance la servante et la patronne avec son fils s'il n'y avait pas des liens étroits entre les 2 familles, liens qui ont été souvent évoqués dans notre famille. Certains souvenirs de famille provenaient des Indes (sari) où l'amiral de Verninac fut gouverneur de Pondichèry (Août 1852-Avril 1857). A son départ un poème en Tamoul a été composé en son honneur montrant efficacité de son oeuvre sociale et de son ardeur au travail. D'après la mémoire familiale (Jeanne ou plutôt sa mère ?) serait allée à Pondichery (ce qui est à vérifier). Je pense que ce doit être plutôt la mère car Jeanne Dessorbes s'est marié le 9 Janvier 1854. Aurait-elle fait son voyage de noce en Indes, c'est peu vraissemblable.
4 - Recemment, j'ai trouvé chez un vendeur d'autographes à Paris une lettre datée du 15 Septembre 1831 écrite à Luxor par l'Amiral de Verninac adressée à sa fille. Cette lettre l'informait qu'une pension de 100 fr par mois lui serait versée. La lettre se terminait par la phrase: "adieu, je t'embrasse ainsi que ta soeur et ta mère de tout coeur" prouvant que l'amiral de Verninac avait à l'époque 2 filles illégitimes. Cette lettre semble être adressée à une jeune adulte et non à une enfant. Or, Jeanne Dessorbes, en 1831, avait alors 9 ans donc cette lettre était adréssée plutôt à sa soeur. Il semble que cette fille qui était très malade n'ait jamais reçu cette lettre qui a dû rester dans les archives du ministère de la marine avant d'être vendu et ainsi nous parvenir. A suivre.....
Quelques sites web sur l'amiral de Verninac Saint Maur:
http://www.normannia.info/cgi-bin/aurweb.exe/normannia/rechpdoc?aut=Berruyer%2C+A.+de
http://www.normannia.info/pdf/berruyer1833.pdf
livre de l’Amiral de Verninac : http://books.google.fr/books?id=Wz8GAAAAQAAJ&pg=PA417&lpg=PA417&dq=verninac&source=web&ots=99QlN-QAvp&sig=Ixn8E73Fy0GNfOmIHjkDRBB-WDc&hl=fr&sa=X&oi=book_result&resnum=10&ct=result#PPA419,M1
http://www.lalibre.be/index.php?view=article&art_id=438655
http://www.criminocorpus.cnrs.fr/article342.html